Le carrelage touche à presque toutes les pièces d’un logement : entrée, cuisine, salle de bain, balcon ou terrasse. Un bon résultat dépend autant de la préparation du support que du choix des carreaux. Cette page présente le métier, ses particularités en Suisse romande et la manière de préparer une demande de devis.
Ce que fait un carreleur en Suisse romande
Le carreleur pose du carrelage et de la faïence au sol comme aux murs. Son champ d’action couvre aussi la chape, la mosaïque et la pierre naturelle, ainsi que l’étanchéité sous carrelage dans les pièces d’eau. Selon l’entreprise, certains de ces travaux sont réalisés ensemble, d’autres confiés à un autre corps de métier : à préciser dès la demande.
Les chantiers les plus fréquents sont :
- le remplacement d’un sol de cuisine ou d’entrée ;
- la rénovation complète d’une salle de bain, avec douche à l’italienne ou baignoire ;
- la pose de faïence autour d’un évier ou d’une paroi de douche ;
- le carrelage d’un balcon ou d’une terrasse ;
- la mosaïque décorative, par exemple sur un mur ou dans une niche de douche ;
- le remplacement de carreaux fissurés ou de joints dégradés.
Quand faire appel à un carreleur plutôt que bricoler
Un carreau isolé qui se décolle peut se traiter simplement. Dès qu’il s’agit d’une surface plus grande, la question change. Un carrelage mal posé sonne creux, se fissure ou laisse l’eau s’infiltrer, et les dégâts apparaissent souvent plusieurs mois plus tard, dans le plafond du voisin du dessous ou derrière une cloison.
Il vaut mieux se tourner vers un professionnel dans ces situations :
- pièce d’eau (douche, baignoire, buanderie) où l’étanchéité est en jeu ;
- sol irrégulier, typique du bâti ancien, qui demande un ragréage ou une nouvelle chape ;
- chauffage au sol, dont les contraintes de dilatation influent sur le choix de la colle et des joints ;
- grands formats ou pierre naturelle, plus exigeants à poser ;
- terrasse ou balcon exposés au gel, où l’eau doit s’évacuer correctement.
Les particularités du métier selon le type de logement
Salles de bain et cuisines. C’est le terrain le plus courant. L’étanchéité sous le carrelage, la pente de l’évacuation et le traitement des angles et des passages de tuyaux pèsent plus que l’aspect final.
Chauffage au sol. Le carrelage conduit bien la chaleur, mais la pose sur un système chauffant suit des règles propres. Demandez à l’entreprise comment elle gère la mise en température du support et les joints de dilatation.
Bâti ancien. Dans un immeuble ancien, les sols ne sont presque jamais plans ni parfaitement droits. Le carreleur doit rattraper les niveaux avant de poser, ce qui se reflète dans le devis.
Terrasses et balcons. Un carrelage extérieur subit le gel et le dégel. Le choix du carreau, de la colle et des joints compte, tout comme l’écoulement de l’eau.
Formation et cadre en Suisse
Le métier s’apprend par une formation professionnelle : le CFC de carreleur. Cette qualification est un repère utile lorsque vous comparez des entreprises, mais elle ne remplace pas la lecture d’un devis précis ni le dialogue sur votre chantier. Demandez ce qui est prévu pour votre pièce, et pas seulement le prix du mètre carré posé.
Côté contrat, deux références reviennent souvent : le Code des obligations (CO) et, si le contrat s’y réfère, la norme SIA 118 sur les conditions générales pour les travaux de construction. Lisez attentivement les documents avant de signer.
Autorisations, énergie et patrimoine selon le canton
Un remplacement de carrelage à l’intérieur ne passe en général pas par une procédure d’autorisation. Les choses se compliquent dès que le chantier dépasse le revêtement : modification de façade, terrasse, rénovation lourde ou bâtiment protégé. Dans tous les cas, vérifiez auprès de votre commune ou du service cantonal compétent avant de commander.
- Genève : les autorisations de construire sont délivrées par le canton (Office des autorisations de construire). Pour l’énergie, la loi cantonale (LEn) et l’Office cantonal de l’énergie (OCEN) encadrent les subventions du Programme Bâtiments. Beaucoup d’immeubles locatifs sont gérés par des régies, dont l’accord est à obtenir ; la vieille ville et certains quartiers sont protégés. Voir la page canton de Genève.
- Vaud : le permis de construire est délivré par la municipalité, le dossier passant par la centrale des autorisations cantonale (CAMAC) si des services cantonaux doivent se prononcer. L’énergie relève de la loi vaudoise et de la direction cantonale de l’énergie. Vieilles villes et vignoble de Lavaux, inscrit au patrimoine mondial, appellent une vigilance particulière. Voir canton de Vaud.
- Valais : l’autorisation de construire est délivrée par la commune en zone à bâtir, par une commission cantonale hors zone à bâtir. Chalets et résidences secondaires (loi fédérale sur les résidences secondaires dans les communes concernées) ont leurs règles. Voir canton du Valais.
- Fribourg : les demandes passent par la plateforme cantonale FRIAC, le permis étant délivré par la préfecture ou la commune selon le type de travaux. Le canton est bilingue et ses vieilles villes sont protégées. Voir canton de Fribourg.
- Neuchâtel : le guichet cantonal SATAC reçoit les demandes, la décision est communale. Le patrimoine horloger de La Chaux-de-Fonds et du Locle, inscrit à l’UNESCO, peut influer sur un projet. Voir canton de Neuchâtel.
- Jura : le permis est délivré par la commune ou le canton selon l’importance du projet. Delémont, Porrentruy et Saint-Ursanne ont des vieilles villes à considérer. Voir canton du Jura.
- Berne (Bienne) : le permis est délivré par la commune ou la préfecture selon le projet. Bienne est officiellement bilingue, français et allemand. Voir canton de Berne.
Si votre projet de carrelage s’inscrit dans une rénovation énergétique plus large, les services cantonaux de l’énergie indiquent les programmes de subventions en vigueur. Renseignez-vous avant de commencer les travaux.
Préparer votre demande de carrelage
Plus la demande est claire, plus les devis se comparent facilement. Pensez à indiquer :
- la pièce ou les surfaces concernées, au sol et aux murs ;
- l’état actuel : ancien carrelage à déposer ou non, support abîmé, humidité visible ;
- le type de bâtiment (ancien, récent, copropriété) et l’étage ;
- la présence d’un chauffage au sol ;
- le matériau souhaité (grès cérame, faïence, mosaïque, pierre naturelle) ou, à défaut, l’usage de la pièce ;
- votre statut : propriétaire, locataire avec l’accord du bailleur, copropriété ou entreprise ;
- vos contraintes d’accès et de période.
Des photos aident à cadrer le travail. Vous pouvez demander un devis en décrivant votre projet : votre demande est transmise à des artisans et entreprises de la région, qui vous recontactent pour établir un devis gratuit et sans engagement.
Ce qu’un devis de carrelage sérieux détaille
Un devis clair sépare les postes au lieu d’annoncer une somme globale. Vérifiez qu’on y trouve :
- la dépose de l’ancien revêtement et l’évacuation des gravats ;
- la préparation du support : ragréage, chape, primaire ;
- l’étanchéité sous carrelage dans les pièces d’eau, avec le système prévu ;
- la fourniture des carreaux ou, si vous les achetez vous-même, ce que l’entreprise attend de vous ;
- la pose, les colles, les joints et les profilés de finition ;
- les plinthes, les seuils et les raccords avec les autres sols ;
- les conditions de paiement et la durée prévue du chantier.
Si un poste manque, demandez pourquoi. Un écart entre deux devis vient souvent d’une étape comprise chez l’un et oubliée chez l’autre.
Ce qui fait varier le coût d’un chantier de carrelage
Le coût dépend d’abord de la surface et de l’état du support : un sol à niveler ou une chape à refaire pèse davantage qu’une pose sur un support sain. Le format et le matériau comptent aussi : une mosaïque ou une pierre naturelle demandent plus de temps qu’un grand carreau standard. S’ajoutent la complexité de la pièce (nombreux angles, niches, pentes), l’accès au chantier, l’étage, la dépose de l’existant et l’étanchéité à prévoir. Seul un devis établi sur votre situation donne un montant fiable.
Garanties légales après les travaux
Pour un ouvrage immobilier, ce qui est fixé au bâtiment comme un carrelage, le Code des obligations prévoit un délai de cinq ans pour les défauts (art. 371 CO). Pour un ouvrage mobilier, il est de deux ans. Si votre contrat renvoie à la norme SIA 118, ses règles s’appliquent en complément ; lisez ce qui est signé. En cas de défaut, signalez-le par écrit dès que vous le constatez, en gardant des photos et vos échanges avec l’entreprise.
Carrelage près de chez vous
Les pratiques et les interlocuteurs varient d’une commune à l’autre. Consultez la page de votre ville :
- Genève et environs : carrelage à Genève, carrelage à Carouge, carrelage à Lancy, carrelage à Vernier
- Vaud : carrelage à Lausanne, carrelage à Nyon, carrelage à Vevey, carrelage à Montreux, carrelage à Yverdon-les-Bains, carrelage à Morges
- Valais : carrelage à Sion, carrelage à Martigny, carrelage à Monthey, carrelage à Sierre
- Fribourg : carrelage à Fribourg, carrelage à Bulle
- Neuchâtel et Jura bernois : carrelage à Neuchâtel, carrelage à La Chaux-de-Fonds, carrelage à Bienne
- Jura : carrelage à Delémont
Votre commune n’est pas listée ? Décrivez votre projet via la page demander un devis en indiquant le lieu des travaux.
Mis à jour le 29 octobre 2026