Le peintre en bâtiment intervient sur les murs, plafonds, boiseries et parfois les façades. En peinture intérieure, la réussite d’un chantier tient autant à la préparation des supports qu’à la couche de finition visible. Cette page présente ce que recouvre le métier en Suisse romande, ce qu’il faut savoir avant de demander un devis et les points qui varient d’un canton à l’autre.
Ce que recouvre la peinture intérieure en Suisse romande
Le métier de peintre ne se limite pas à passer un rouleau. Un chantier d’intérieur comprend le plus souvent plusieurs étapes, dont certaines occupent davantage de temps que la peinture elle-même :
- la protection des sols, des meubles et des huisseries ;
- la préparation des supports : lessivage, grattage des anciennes couches, rebouchage des fissures et des trous ;
- les enduits de lissage ou de rattrapage sur des murs abîmés ou irréguliers ;
- la pose de papiers peints, de toiles de rénovation ou de revêtements muraux ;
- les sous-couches et les couches de finition sur murs, plafonds, portes, radiateurs et boiseries ;
- le traitement de l’humidité de surface : taches, salpêtre, moisissures, après que la cause de l’humidité a été identifiée et traitée.
Ce dernier point mérite une précision. Peindre sur une tache d’humidité sans en chercher l’origine donne un résultat qui ne dure pas. Si l’humidité vient d’une fuite, d’une condensation ou d’un défaut d’étanchéité, il faut d’abord la traiter, éventuellement avec un autre corps de métier, puis seulement refaire le revêtement.
Le métier recouvre aussi la peinture extérieure, qui relève d’autres contraintes (échafaudage, météo, règles de la commune). Cette page se concentre sur l’intérieur, mais l’extérieur est abordé plus bas pour les points d’autorisation.
Quand faire appel à un peintre plutôt que peindre soi-même
Repeindre une chambre en bon état est à la portée de nombreux propriétaires. Un professionnel devient utile dans plusieurs situations :
- des supports dégradés (fissures, cloques, enduit qui se détache) ;
- de grandes surfaces ou des hauteurs sous plafond importantes ;
- des boiseries, escaliers ou cuisines qui demandent un fini soigné ;
- un papier peint ancien à décoller ou à remplacer ;
- une échéance liée à une vente, une remise de clés ou un état des lieux de sortie ;
- un bâtiment ancien où la nature des anciennes couches est incertaine.
Dans une copropriété, les parties communes (cage d’escalier, couloirs) sont décidées par la collectivité des copropriétaires, pas par un copropriétaire seul. Pour une petite entreprise qui rafraîchit ses locaux, la question se pose autrement : il faut surtout organiser le chantier pour limiter l’interruption de l’activité.
Formation et cadre suisse : le CFC de peintre
En Suisse, le métier s’apprend par la formation professionnelle initiale et mène au certificat fédéral de capacité (CFC) de peintre. Demander à l’entreprise qui s’occupera du chantier quelle formation détiennent ses collaborateurs est une question légitime. Le CFC atteste d’une formation reconnue, il ne remplace pas un devis précis ni un contrat clair.
Le cadre juridique du chantier repose sur le contrat d’entreprise du Code des obligations. Ce contrat peut se référer à la norme SIA 118, qui fixe des conditions générales pour les travaux de construction. Si l’entreprise vous propose d’appliquer cette norme, lisez la mention dans le devis ou le contrat et demandez-lui de vous l’expliquer avant de signer.
Bâtiment d’avant 1990 : amiante, plomb et bâti ancien
Dans un bâtiment construit avant 1990, d’anciens revêtements peuvent contenir de l’amiante ou du plomb. Cela concerne des peintures, des enduits, des crépis ou des colles sous des papiers peints. Le danger apparaît quand on perturbe ces matériaux : ponçage, grattage, perçage, démolition.
La règle de prudence est simple : en cas de doute sur l’âge ou la composition des couches, faites réaliser un diagnostic avant de poncer. Ne ponçons pas à sec, ne grattez pas, ne demandez pas à quelqu’un de le faire avant de connaître le résultat. Indiquez l’année de construction dans votre demande de devis : l’entreprise saura qu’elle doit prévoir une étape de contrôle, et le prix s’en trouvera ajusté si des précautions particulières sont nécessaires.
Dans le bâti ancien, d’autres particularités entrent en jeu : murs irréguliers, anciens enduits à la chaux, boiseries repeintes de nombreuses fois, plafonds moulurés. Certains supports demandent des produits respirants plutôt que des peintures qui bouchent les pores. Un professionnel expérimenté saura vous le dire après avoir vu les lieux.
Peindre dans un logement loué : bail et remise en état
Dans un logement loué, la remise en état à la fin du bail suit les règles d’usure normale. Concrètement, l’usure qui résulte d’un usage ordinaire du logement n’est pas à la charge du locataire ; les dégâts qui dépassent cet usage peuvent l’être. Les régies, très présentes dans les immeubles locatifs, s’appuient sur ces principes lors de l’état des lieux de sortie.
Quelques réflexes évitent les litiges :
- demandez l’accord du bailleur ou de la régie avant de changer les teintes ou de faire des travaux importants, de préférence par écrit ;
- gardez les factures et les références des produits utilisés ;
- relisez le bail et l’état des lieux d’entrée avant de commander quoi que ce soit ;
- précisez au peintre qu’il s’agit d’un logement loué, afin qu’il cible uniquement ce qui est utile.
Si le désaccord persiste, renseignez-vous auprès des organismes de défense des locataires de votre canton.
Selon le canton : autorisations, énergie, patrimoine
La peinture intérieure d’un appartement ne demande en général pas d’autorisation. Les questions se posent pour les façades, les volets, les éléments visibles de l’extérieur et les bâtiments protégés. Dans tous les cas, vérifiez auprès de votre commune ou du service cantonal compétent.
- Genève : les autorisations de construire sont délivrées par le canton (Office des autorisations de construire). La loi cantonale sur l’énergie (LEn) et l’Office cantonal de l’énergie (OCEN) encadrent les subventions du Programme Bâtiments. Les immeubles locatifs sont souvent gérés par des régies, et la vieille ville comme certains quartiers sont protégés. Voir la page canton de Genève.
- Vaud : le permis est délivré par la municipalité, le dossier passant par la centrale des autorisations cantonale (CAMAC) lorsque des services cantonaux doivent se prononcer. Les vieilles villes et le vignoble de Lavaux, inscrit au patrimoine mondial, appellent une attention particulière aux teintes et aux matériaux. Voir canton de Vaud.
- Valais : l’autorisation est délivrée par la commune en zone à bâtir, par une commission cantonale hors zone à bâtir. Les chalets et les résidences secondaires ont leurs particularités, notamment la loi fédérale sur les résidences secondaires dans les communes concernées. Voir canton du Valais.
- Fribourg : les demandes passent par la plateforme cantonale FRIAC, le permis étant délivré par la préfecture ou la commune selon le type de travaux. Le canton est bilingue et ses vieilles villes sont protégées. Voir canton de Fribourg.
- Neuchâtel : les demandes passent par le guichet cantonal SATAC, la décision étant communale. Le patrimoine horloger de La Chaux-de-Fonds et du Locle, inscrit à l’UNESCO, impose de s’informer avant toute intervention visible. Voir canton de Neuchâtel.
- Jura : le permis est délivré par la commune ou le canton selon l’importance du projet. Les vieilles villes de Delémont, Porrentruy et Saint-Ursanne méritent une vérification préalable. Voir canton du Jura.
- Bienne (canton de Berne) : le permis est délivré par la commune ou la préfecture selon le projet. Bienne est officiellement bilingue, français et allemand : un devis ou un contrat peut vous être proposé dans l’une ou l’autre langue.
Pour les façades en vieille ville, les teintes sont parfois imposées par la commune. Une façade repeinte sans accord peut devoir être refaite : renseignez-vous avant de choisir une couleur.
Côté énergie, la peinture seule ne donne en général pas droit à une subvention. En revanche, si le chantier de peinture s’inscrit dans une rénovation plus large (isolation, fenêtres), les programmes cantonaux peuvent entrer en jeu. Les conditions changent d’un canton à l’autre : renseignez-vous auprès du service cantonal de l’énergie avant de commencer les travaux.
Préparer votre demande de devis de peinture
Plus la demande est précise, plus le devis l’est aussi. Rassemblez ces éléments avant de la remplir :
- le type de logement, l’année de construction approximative et l’étage ;
- les pièces concernées, leurs surfaces et la hauteur sous plafond si vous la connaissez ;
- l’état des murs et plafonds : fissures, taches, ancien papier peint, anciennes couches épaisses ;
- les boiseries, radiateurs ou portes à inclure ;
- les teintes souhaitées, ou la mention que vous voulez des conseils ;
- votre statut (propriétaire, locataire avec accord du bailleur, copropriétaire, entreprise) ;
- vos contraintes de calendrier : emménagement, vente, fin de bail.
Des photos des murs en bon éclairage aident l’entreprise à comprendre la préparation nécessaire. Vous pouvez demander un devis gratuit et sans engagement : votre demande est transmise à des artisans et entreprises de la région, qui vous recontactent.
Ce qu’un devis de peinture sérieux détaille
Un devis sérieux décrit le travail, pas seulement un total. Il devrait au minimum indiquer :
- les surfaces ou pièces concernées ;
- la préparation prévue (lessivage, rebouchage, enduit, ponçage) ;
- le nombre de couches et la nature des produits ;
- les protections et le nettoyage de fin de chantier ;
- les travaux exclus, pour éviter les malentendus ;
- les conditions de paiement et la référence éventuelle à la norme SIA 118.
Plusieurs facteurs font varier le coût sans que l’une ou l’autre offre soit « trop chère » ou « trop bon marché » : l’état des supports, la quantité de préparation, le choix des produits, le nombre de couches, la hauteur à atteindre, l’accès au chantier, la présence de meubles à déplacer, les précautions imposées par un diagnostic éventuel. Seul un devis établi sur la base de votre situation donne un montant fiable. Comparez les offres ligne par ligne, pas seulement sur le total.
Garanties légales après les travaux de peinture
Les travaux de peinture relèvent du contrat d’entreprise. Selon l’art. 371 du Code des obligations, les droits liés aux défauts se prescrivent par 5 ans pour un ouvrage immobilier et par 2 ans pour un ouvrage mobilier. Une peinture appliquée dans un bâtiment fait en principe partie de l’ouvrage immobilier.
Si votre contrat se réfère à la norme SIA 118, celle-ci complète les règles du Code des obligations. Dans tous les cas, contrôlez le travail à la réception, signalez les défauts dès que vous les constatez et faites-le par écrit, en conservant des photos. En cas de désaccord, renseignez-vous auprès d’un service juridique ou d’une association de consommateurs.
Peintres près de chez vous : pages par ville
Les pages suivantes présentent la peinture intérieure ville par ville :
- peinture intérieure à Genève
- peinture intérieure à Lausanne
- peinture intérieure à Fribourg
- peinture intérieure à Neuchâtel
- peinture intérieure à Sion
- peinture intérieure à La Chaux-de-Fonds
- peinture intérieure à Bienne
- peinture intérieure à Nyon
- peinture intérieure à Vevey
- peinture intérieure à Montreux
- peinture intérieure à Yverdon-les-Bains
- peinture intérieure à Martigny
- peinture intérieure à Monthey
- peinture intérieure à Bulle
- peinture intérieure à Delémont
- peinture intérieure à Carouge
- peinture intérieure à Lancy
- peinture intérieure à Vernier
- peinture intérieure à Morges
- peinture intérieure à Sierre
Votre commune n’apparaît pas dans la liste ? Décrivez simplement votre projet dans le formulaire de devis en indiquant le lieu des travaux.
Mis à jour le 29 octobre 2026