Vous cherchez une rénovation de cuisine à Genève, que ce soit dans un petit appartement des Pâquis, dans un immeuble ancien de Plainpalais ou dans une villa en périphérie ? Le chantier est le même sur le papier, mais le lieu change beaucoup de choses : accès, copropriété, régie, contraintes du bâti. Cette page détaille ce qu’il faut savoir avant de demander un devis pour refaire une cuisine dans la deuxième ville de Suisse.
Ce que comprend une cuisine refaite à Genève
Une rénovation de cuisine ne se limite pas à changer des façades de meubles. Selon l’ampleur du projet, elle regroupe :
- le démontage de l’ancienne installation et l’évacuation des gravats ;
- la plomberie : arrivées d’eau, évacuations, raccord de l’évier et du lave-vaisselle ;
- l’électricité : prises, circuits dédiés aux gros appareils, éclairage du plan de travail ;
- l’agencement : meubles, plan de travail, éventuellement îlot ou colonnes ;
- les appareils : plaque, four, réfrigérateur, lave-vaisselle ;
- le carrelage ou la crédence ;
- la ventilation ou la hotte.
Tous ces postes ne sont pas toujours concernés. Certains propriétaires gardent l’emplacement de l’évier et ne changent que les meubles et les appareils ; d’autres déplacent la cuisine entière. Plus vous déplacez de raccords, plus le chantier touche plusieurs métiers et plus la préparation compte.
Petits appartements des Pâquis, des Eaux-Vives et de la Jonction
Genève est un canton-ville très urbain, et ses quartiers denses comptent beaucoup de logements compacts. Dans ce type d’appartement, la cuisine est souvent petite, parfois ouverte sur le séjour, parfois une simple kitchenette. Le travail porte alors sur l’optimisation de l’espace : meubles sur mesure, colonnes qui montent jusqu’au plafond, appareils encastrés, plan de travail découpé autour d’une contrainte.
Ce qui compte dans ces logements, c’est la logistique. Les meubles et les appareils doivent passer par la cage d’escalier ou l’ascenseur, et le voisinage est proche : les bruits de démontage et de perçage se propagent dans tout l’immeuble. Avant le début des travaux, renseignez-vous auprès de la régie ou de la copropriété sur les règles de l’immeuble concernant les horaires de chantier, l’usage de l’ascenseur et le dépôt des matériaux dans les parties communes.
Immeubles anciens de Plainpalais, de Champel et de la vieille ville
Autour de la cathédrale Saint-Pierre et dans plusieurs quartiers, le bâti est ancien. Ouvrir une cuisine dans ces immeubles réserve parfois des surprises : canalisations d’époque, installation électrique à reprendre, murs peu droits qui compliquent la pose d’un plan de travail ou de meubles à bords francs. Les artisans prévoient souvent un temps de diagnostic au démontage, car l’état réel des conduites n’est visible qu’une fois l’ancienne cuisine retirée.
La ventilation mérite une attention particulière. Dans un immeuble ancien, il n’est pas toujours possible de créer une évacuation vers l’extérieur ; une hotte à recyclage ou un raccord à un conduit existant peut être la seule option. C’est un point à discuter dès la visite, car il influence le choix de la hotte et le budget.
La vieille ville et les quartiers protégés ajoutent une couche de règles. Percer une façade pour une évacuation de hotte ou toucher à un élément d’origine peut être encadré. Vérifiez toujours auprès de la commune ou du service cantonal compétent avant de prévoir une intervention visible de l’extérieur.
Villas et maisons : plus de liberté, d’autres questions
Dans une villa, la cuisine peut être agrandie, ouverte sur le jardin ou déplacée. Le propriétaire n’a pas à demander l’accord d’un bailleur, mais un déplacement de murs ou une modification de l’enveloppe du bâtiment peut relever d’une autorisation de construire. À Genève, ces autorisations sont délivrées par le canton, par l’Office des autorisations de construire. Un changement d’appareils et d’agencement à l’identique n’est en principe pas du même ordre, mais la question se pose dès qu’on touche à la structure ou à l’aspect extérieur.
L’énergie entre aussi en jeu : le canton applique la loi cantonale sur l’énergie (LEn) et l’Office cantonal de l’énergie (OCEN) pilote les subventions du Programme Bâtiments. Une cuisine seule n’est pas visée, mais si vous profitez du chantier pour revoir l’enveloppe ou le chauffage, renseignez-vous sur les conditions en vigueur avant de commander quoi que ce soit.
Locataire ou copropriétaire : l’accord écrit avant tout
À Genève, une grande partie des logements est louée, et de nombreux immeubles sont gérés par des régies. Si vous êtes locataire, toute rénovation qui modifie l’installation (déplacement d’évier, nouveau circuit électrique, changement de plan de travail fixe) demande l’accord écrit du bailleur. Envoyez à la régie un descriptif précis, avec les plans ou croquis si possible, et conservez sa réponse. Un accord oral ne suffit pas en cas de litige à la sortie du logement.
En copropriété, l’accord de la copropriété peut être nécessaire dès que les travaux touchent aux colonnes d’eau, à la ventilation commune ou à la façade. Consultez le règlement de l’immeuble et prévenez l’administrateur.
Décrire votre projet pour obtenir des devis comparables
Un devis n’est utile que s’il repose sur une demande claire. Avant de contacter qui que ce soit, rassemblez :
- la surface approximative de la cuisine et son emplacement dans le logement ;
- ce que vous gardez (emplacement de l’évier, appareils récents) et ce que vous changez ;
- vos souhaits sur l’agencement, le plan de travail, la crédence et la ventilation ;
- l’étage, la présence d’un ascenseur et les contraintes d’accès ;
- votre statut : propriétaire, copropriétaire ou locataire, et l’état de l’accord du bailleur ;
- des photos de la pièce actuelle, y compris les prises, les arrivées d’eau et la hotte.
Précisez aussi si vous préférez un seul interlocuteur qui coordonne les métiers ou si vous gérez vous-même chaque intervenant. Les deux fonctionnements existent ; ils ne se valent pas en termes de temps à y consacrer ni de responsabilité.
Ce qu’un devis de cuisine doit détailler
Pour comparer sans se tromper, un devis doit indiquer ligne par ligne le démontage et l’évacuation, la plomberie, l’électricité, l’agencement, le plan de travail, les appareils (fournis ou non), la crédence et la ventilation. Vérifiez que les raccords, les finitions et la remise en état des murs sont bien inclus ou clairement exclus.
Le coût varie selon plusieurs facteurs : la gamme des meubles et du plan de travail, le choix des appareils, le nombre de raccords déplacés, l’état des installations découvert au démontage, la difficulté d’accès dans un immeuble dense, et le nombre de corps de métier à coordonner. Aucun chiffre sérieux ne peut être donné sans visite : seul un devis établi sur votre cuisine en donne un.
Si vous êtes prêt, vous pouvez demander un devis en décrivant votre projet ; votre demande est transmise à des artisans et entreprises de la région, qui vous recontactent pour établir un devis gratuit et sans engagement.
Pages utiles pour votre projet à Genève
- Le métier en général : rénovation de cuisine
- La ville : travaux à Genève
- Le canton : canton de Genève
- Dans la même ville : rénovation de salle de bain à Genève, climatisation à Genève, électricien à Genève
Mis à jour le 29 octobre 2026