Les volets et les stores protègent du soleil, du vent, de la pluie et des regards, et participent au confort thermique d’un logement. En Suisse romande, ils se rencontrent partout : volets battants des maisons de village, volets roulants des immeubles, stores à lamelles ou à bras sur les balcons et terrasses.
Ce guide présente les travaux les plus courants, le moment où appeler un professionnel, les règles qui varient d’un canton à l’autre et la façon de préparer une demande de devis.
Volets battants, roulants et stores de terrasse : ce que recouvre le métier
Le métier couvre plusieurs familles de produits qui n’ont pas les mêmes contraintes.
- Volets battants : en bois, en aluminium ou dans un autre matériau, fixés sur gonds. Ils demandent un entretien de surface régulier et des ferrures en bon état.
- Volets roulants : tablier de lames qui s’enroule dans un caisson, commandé par sangle, manivelle ou moteur.
- Stores à lamelles : lames orientables, fixées dans des coulisses, utiles pour régler la lumière sans fermer entièrement.
- Stores de terrasse et de balcon : toile tendue sur bras ou sur coffre, souvent motorisée, avec ou sans capteur de vent ou de soleil.
- Stores intérieurs et protections solaires diverses : plus légers, parfois posés sans intervention sur la façade.
Les interventions les plus fréquentes sont la pose neuve, le remplacement d’un ensemble usé, la réparation d’une sangle, d’un axe, d’une toile ou d’un moteur, la motorisation d’une installation manuelle, le réglage d’une commande et la remise en peinture ou le traitement de volets en bois.
Quand faire appel à un professionnel pour vos volets et stores
Certains gestes restent à la portée d’un bricoleur prudent : nettoyer des lames, graisser une coulisse, remplacer une sangle accessible. D’autres justifient l’intervention d’un artisan :
- tout travail en hauteur, depuis une échelle ou à l’extérieur d’une fenêtre d’étage ;
- le remplacement d’un moteur ou d’un automatisme, qui touche à une alimentation électrique ;
- un caisson qui laisse passer l’air ou le bruit, ce qui touche à l’isolation de la façade ;
- une fixation dans une maçonnerie ancienne, un crépi fragile ou une façade isolée par l’extérieur ;
- un store de grande dimension, soumis à la prise au vent.
Un store mal fixé ou mal réglé peut se décrocher. Pour un grand format ou un étage élevé, faire poser par un professionnel limite aussi les discussions en cas de dommage, puisque la responsabilité de l’ouvrage est alors clairement établie par un contrat.
Formation et règles : ce qui change en Suisse pour la pose de stores
En Suisse, les métiers de la fermeture solaire et du store s’apprennent par la voie de la formation professionnelle duale : la formation de storiste conduit au certificat fédéral de capacité (CFC). Une partie des travaux relève aussi d’autres corps de métier : menuiserie pour les volets en bois, ferblanterie ou façade pour les raccords, électricité pour l’alimentation des moteurs. Sur un chantier de remplacement complet, il n’est pas rare que plusieurs métiers interviennent.
Le contrat de travaux relève du Code des obligations. Les parties peuvent y faire référence à la norme SIA 118, qui régit alors la relation entre le maître d’ouvrage et l’entreprise. Si votre devis ou votre contrat la mentionne, lisez ce point avec attention.
Les règles de construction proprement dites relèvent des cantons et des communes. Elles portent surtout sur l’aspect de la façade, la couleur, la saillie sur le domaine public et la protection du patrimoine. Rien ne remplace une vérification auprès de la commune avant de commander.
Volets et stores selon le canton : autorisations, énergie et patrimoine
Un volet change l’allure d’un bâtiment. C’est pourquoi la teinte, la matière ou la forme peuvent être encadrées, surtout dans les quartiers protégés. Voici les repères cantonaux utiles ; vérifiez dans chaque cas auprès de la commune ou du service cantonal compétent.
Genève
Les autorisations de construire sont délivrées par le canton, par l’Office des autorisations de construire. La vieille ville et plusieurs quartiers sont protégés, ce qui peut encadrer les modifications de façade. Côté énergie, la loi cantonale sur l’énergie (LEn) s’applique et l’Office cantonal de l’énergie (OCEN) est l’interlocuteur dont dépendent les subventions du Programme Bâtiments. Beaucoup d’immeubles locatifs sont gérés par des régies, dont l’accord est un passage obligé pour un locataire.
Vaud
Le permis de construire est délivré par la municipalité de la commune ; le dossier passe par la centrale des autorisations cantonale (CAMAC) lorsque des services cantonaux doivent se prononcer. L’énergie relève de la loi vaudoise sur l’énergie et de la direction cantonale de l’énergie, qui gère un programme de subventions. Les vieilles villes et le vignoble de Lavaux, inscrit au patrimoine mondial, appellent une attention particulière sur l’aspect extérieur des bâtiments.
Valais
L’autorisation de construire est délivrée par la commune en zone à bâtir, par une commission cantonale hors zone à bâtir. Le service cantonal de l’énergie et des forces hydrauliques gère un programme de subventions. Pour les chalets et les résidences secondaires, la loi fédérale sur les résidences secondaires s’applique dans les communes concernées ; la commune renseigne sur ce qui est permis.
Fribourg
Les demandes de permis passent par la plateforme cantonale FRIAC, et le permis est délivré par la préfecture ou la commune selon le type de travaux. Le service cantonal de l’énergie gère un programme de subventions. Le canton est bilingue et compte des vieilles villes protégées, où l’aspect des façades peut être réglementé.
Neuchâtel
Les demandes de permis passent par le guichet cantonal SATAC, la décision étant communale. Le service cantonal de l’énergie et de l’environnement gère un programme de subventions. Le patrimoine horloger de La Chaux-de-Fonds et du Locle, inscrit à l’UNESCO, justifie une prudence particulière pour toute modification visible depuis la rue.
Jura et Bienne
Dans le Jura, le permis est délivré par la commune ou par le canton selon l’importance du projet, et la section cantonale de l’énergie gère un programme de subventions ; les vieilles villes de Delémont, Porrentruy et Saint-Ursanne sont sensibles du point de vue patrimonial. À Bienne, ville officiellement bilingue (français et allemand), le canton de Berne fixe le cadre : le permis est délivré par la commune ou la préfecture selon le projet, et l’office cantonal de l’environnement et de l’énergie gère un programme de subventions.
Les programmes de subventions existent dans chaque canton, mais ils concernent d’abord l’enveloppe thermique du bâtiment. Un store ou un volet n’y donne pas forcément droit : renseignez-vous avant de signer, car certaines aides exigent un accord préalable.
Préparer votre demande de devis pour volets et stores
Plus la demande est précise, plus les devis sont comparables. Avant de la remplir, rassemblez :
- le type d’installation actuel (battants, roulants, lamelles, store de terrasse) et son état ;
- le nombre d’ouvertures concernées et leur étage ;
- des photos de la façade, des caissons et des fixations ;
- les dimensions, même approximatives, si vous les avez ;
- le souhait de motorisation, de commande à distance ou de capteurs ;
- votre statut : propriétaire, copropriétaire ou locataire, avec l’accord du bailleur ;
- les contraintes connues : immeuble protégé, règlement de copropriété, accès difficile.
Pour une copropriété, l’assemblée peut devoir décider, car la façade est une partie commune. Pour un logement loué, joignez l’accord écrit du bailleur à votre dossier.
Ce que doit détailler un devis sérieux, et ce qui fait varier le coût
Un devis utile décrit le produit précisément : matière, coloris, type de commande, marque et référence si elles existent. Il indique ce qui est compris : dépose et évacuation des anciens éléments, fourniture, pose, raccordement électrique, réglages, remise en état des abords. Il précise aussi ce qui ne l’est pas : échafaudage, travaux de peinture ou de crépi, intervention d’un électricien.
Le coût dépend surtout de ces éléments :
- les dimensions et le nombre d’ouvertures ;
- la matière et la qualité des composants ;
- la motorisation et les accessoires de commande ;
- l’accessibilité de la façade et le besoin d’un échafaudage ou d’une nacelle ;
- l’état du support, qui peut imposer des reprises de maçonnerie ;
- l’ampleur de la dépose et de l’évacuation.
Aucune estimation sérieuse ne se fait sans voir les lieux ou, au minimum, sans photos et dimensions. Comparez les devis poste par poste, pas seulement sur le total.
Responsabilité de l’entreprise après la pose de volets ou de stores
Le Code des obligations encadre les défauts de l’ouvrage. Pour un ouvrage immobilier, le délai pour signaler un défaut est de cinq ans (art. 371 CO) ; pour un ouvrage mobilier, il est de deux ans. Des volets ou stores fixés à la façade sont en général rattachés au bâtiment, mais la qualification dépend du cas : demandez à l’entreprise comment elle la traite dans son offre.
Si le contrat se réfère à la norme SIA 118, elle s’applique en complément et peut modifier certaines règles. Dans tous les cas, contrôlez l’installation à la réception, notez par écrit les défauts visibles et signalez les défauts découverts plus tard sans tarder.
Un devis pour vos volets et stores, puis des artisans près de chez vous
Pour lancer votre projet, il suffit de demander un devis : vous décrivez vos travaux, votre demande est transmise à des artisans et entreprises de la région, qui vous recontactent pour établir un devis gratuit et sans engagement. Le service ne vous impose aucun interlocuteur et vous restez libre de comparer.
Les pages par canton présentent le contexte local et les points à vérifier avant de commencer :
Mis à jour le 29 octobre 2026